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Un bannissement sur le Tour de France met les lois françaises sur les paris sous les projecteurs |
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La Commission Européenne se dirige vers une nouvelle épreuve de force contre les lois françaises sur les paris suite à la menace de bannissement d’une équipe du Tour de France parcequ’elle est sponsorisée par un bookmaker en ligne.
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Charlie McCreevy, le commissaire européen du marché interne, a exprimé son soutien à la compagnie Unibet basée à Malte dans son conflit avec les organisateurs de la course cyclique la plus connue mondialement.
Mr McCreevy voit dans ce cas une preuve supplémentaire de l'essai de la France de protéger son monopole d’état sur les paris de la concurrence en ligne. Il est intervenu après que l’équipe Unibet ait été empêchée de participer à quatre courses organisées par Amaury Sport Organisation (ASO), qui organise aussi le Tour de France. D'après les lois françaises, seuls le PMU, la chaîne de pari hippique détenue par l’état, la loterie nationale (la Française des Jeux), et les casinos sont autorisés à prendre des paris.
Bien que l’équipe Unibet ait changé de nom en les Associés du Vélo Vert, Aso a refusé d’accepter l’équipe. Unibet, qui souhaite avec anxiété renverser l’ordre de blocage avant que le Tour de France ne débute en Juillet, intente une action pour 5 millions d’euros de dommages et intérêts.
Dans une lettre à l’entreprise maltaise, Mr McCreevy suggère que la France est en train d’utiliser des arguments suspects pour empêcher les bookmakers en ligne de prendre des revenus défiscalisés de ses opérateurs d’état.
« La consistance de l’approche française est particulièrement douteuse, sachant que les autres équipes sponsorisées par des opérateurs de paris en France, comme la Française des Jeux, ont le droit de participer et étant donné que le sponsor principal de l’événement est en fait un opérateur de paris, à savoir le PMU. Tout cela constitue une brèche dans les règles du marché intérieur. »
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